Mais comment tu peux aimer ce truc de vieux ?

Question que me posent quelque fois certains de mes amis… La réponse est dans l’article…

Cet article je l’avais posté sur mon autre blog. Celui dédié à mes déblatérations « mentales » 😉 Après réflexion, il mérite également sa place sur ce blog-ci, donc, le voilà 🙂

Les styles et modèles que je présente ici ne sont que quelqu’uns de ceux que j’aime personnellement. Ils sont très loin de représenter tous les styles existant…

Ce « truc de vieux » c’est la broderie…

Pourquoi j’aime cela ? Alors… Parce que c’est beau… Parce qu’il existe autant de méthodes et de points et de styles qu’il y a eu de civilisations dans l’Histoire de l’Humanité…

Parce que la Broderie justement raconte des histoires… Les histoires des personnes, les histoires des sociétés, les histoires de l’évolution de nos sociétés…

Tenez, regardez donc un peu ces quelques exemples ci-dessous :

Un exemple de travail sur Canevas :

"Prelude to Peace" - Jim Wurth
« Prelude to Peace » – Jim Wurth

Si vous allez sur le site (lien dans l’image ci-dessus) et cliquez sur l’image là-bas, vous aurez cette photo-ci en taille réelle avec tout le détail du travail à l’aiguille… Une beauté !

Une exemple de travail sur soie japonaise, le Nui-Do :

"Yoyo San" - Nui Do
« Yoyo San » – Nui Do

En cliquant sur l’image vous parviendrez sur le blog de cette brodeuse (site en anglais) avec des photos détaillées de sa broderie et une explication du processus de création.

Exemple de broderie sur vêtement :

Costume traditionnel de Macédoine
Costume traditionnel de Macédoine

Je me souviens encore d’une photo de ma mère portant un costume comme celui-ci lors d’une fête traditionnelle macédonienne alors qu’elle avait 18 ans.   Toutes les décorations sur la blouse, la chemise, la veste et le tablier sont des broderies faites à la main. Jusqu’aux bas, tout était ornés de broderies. La veste telle que vous la voyez plus haut me semble être en tissu à rayures. Mais les vestes d’antan que j’ai pu voir dans un musée à Skopje étaient toutes intégralement brodées, les rayures étaient en fait des broderies…

Autre exemple de broderie sur vêtement :

Plimoth Reproduction Vest
Plimoth Reproduction Vest

La veste que porte cette jeune femme est une reproduction d’un modèle du XVIIème siècle aux USA. Chaque sequin brodé sur cette veste a été fait à la main à l’ancienne. Pour parvenir à simplement broder cette veste il a fallu 3 ans de travail et la participation de 85 brodeurs et brodeuses, 22 dentelliers et dentellières et pas moins de 158 sequineurs et sequineuses. Toutes ces personnes ont travaillé bénévolement, traversant parfois 10.000 km pour avoir le privilège de participer à la réalisation d’une partie de cette veste…

En cliquant sur l’image vous aurez l’occasion de voir d’autres photos beaucoup plus précises de cette veste

Et un autre vêtement tout simplement magnifique :

Robe de Marie-Antoinette
Robe de Marie-Antoinette

Cette robe a été retrouvée il y a peu dans l’inventaire du Royal Ontario Museum qui l’aurait achetée en 1925 et aurait été réalisée par Louise Bertin, LA Louise Bertin.

Il n’est pas totalement certain que cette robe ait bien appartenu à Marie-Antoinette. Mais quiconque a commandé la réalisation de cette robe a fait preuve d’un goût tout simplement extraordinaire… Il suffit de voir les photos des détails de cette robe en cliquant sur la photo pour comprendre ce que je veux dire.

La broderie des monogrammes sur le linge de maison était également une manière infaillible de ne pas perdre son linge au lavoir. Sachant que cette opération se faisait une seule fois avant les épousailles et que le linge (draps, taies d’oreillers, nappes, etc…) étaient si chers qu’on ne les lavaient qu’une ou deux fois dans l’année… Cela donne à réfléchir quant aux moeurs et habitudes d’antan…

Et puis il y avait tous les exercices de Marquoirs ou de Samplers, qui sont légèrement différents de nos marquoirs français, qui étaient des exercices de broderies pour jeunes filles, justement pour l’apprentissage des monogrammes… Principalement des jeunes filles qui allaient travailler comme petites-mains ou gouvernantes dans les grandes maisons de Maîtres, car on ne confiaient se genre de tâche qu’aux personnes de confiance de la maisonnée…

La plupart des autres jeunes filles des maisons moins fortunées confectionnaient elles-mêmes leurs vêtements, n’ayant pas les moyens de s’offrir les services d’une modiste, et les décoraient de broderies et de dentelles. On peut voir un bon exemple de cela dans le film « Bright Star ».

La Broderie est un sujet si riche aussi bien historiquement, sociétalement et techniquement que l’on ne peut qu’être pris dans la spirale de la passion, dès lors que l’on si intéresse un tant soit peu… 😉

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